C’est mieux d’être deux

C’est mieux d’être deux pour être seul !
C’est mieux d’être seul pour être deux !
3 phrases c’est mieux que deux !

Spectacle tout public avec Maude Lallier et Paul Mommessin.
Mise en scène : Hugues Fellot

Les Dates

  • 22 décembre 2018 à Jarnioux
  • 21 septembre 2019 au Quartier Metisseur à Lamure sur Azergues

…Dans la solitude, je suis parmi moi-même, en compagnie de moi-même, et donc deux-en-un, tandis que dans la désolation, je suis en vérité un seul, abandonné de tous les autres… Quand je suis seul je suis deux en un… (Hannah Arendt, Question de philosophie morale dans responsabilité et jugement).

Le spectacle

« Il » et « Elle » sont en peignoirs quand ils viennent nous annoncer le début de leur spectacle. Tout est prêt, mais rien ne va se passer comme prévu… A deux, ils jouent à être seuls…
En voulant parler de la solitude, « Il » et « Elle » expérimentent à leur insu la difficulté d’agir à deux.
Une relation qui se chuchote, qui se construit, qui se tricote, se déconstruit, se manipule… et qui rend fou, zinzin, toqué, loufoque et dingue !
Dans ce peu d’espace, l’immensité du presque rien, du quotidien qui se décale, qui se fragmente et se ravale… il y a ce vide qui se creuse tout autour.
Un vide vertigineux, à remplir de tout pour ne pas se sentir seul.

Propos artistique

« Il et Elle » les deux en un ? Le féminin le masculin, le blanc le noir, le puzzle à deux pièces, l’engrenage, les opposés qui s’assemblent ?
Je suis seul avec moi-même… moi et mon enveloppe charnelle.
La solitude serait-elle négative dans certaines situations et positives dans d’autres ?
Il y a de bons moments de solitudes, ceux choisis, ceux qui reposent, ceux où l’on converse avec soi, ceux où nous sommes en lien, en accord avec ce qui nous entoure. Une solitude inspirante, méditative, qui nous connecte à notre individualité profonde.
Il y a les solitudes non choisies. Imposées par le contexte social ou amical. La non-reconnaissance par nos semblables peut être vécue comme un esseulement. Nous sommes alors prêts à nous fabriquer une autre vie que celle que nous vivons réellement. L’offre des réseaux sociaux est une belle aubaine pour enfin « s’érotiser » au sein d’un groupe virtuel. Et pourtant, des études démontrent que l’utilisation exagérée de ces nouveaux outils alimenteraient à la longue le sentiment de solitude.
Solitude imposée. On attend au coin de la rue. Lapin posé, rendez-vous manqué. Situations où nous avons le sentiment d’être observés par ceux qui ont à faire. On tripote un objet, on allume une cigarette, on roule des yeux pour s’occuper, et surtout se donner l’air d’être occupé.
Il y a parfois des solitudes qu’on préfère ne pas vivre, et le comédien n’en est pas exempt. Son travail consiste à inventer comment remédier à sa solitude, à l’accepter, faire avec pour la sublimer. Il apprend à improviser. – Seul … sortie de la conduite de jeu…un trou… Un trou de mémoire, une tétanie, des sueurs froides, l’assèchement de l’appareil buccal. Seul…Le spectateur attend et se demande déjà… Tout était-il prévu ? Tout était prévu, mais l’autre se joue de vous et la situation bascule. Le gredin se paie votre tête…vous voilà seul…le vertige de la scène ! Un immense vide… à remplir ?

 

Fiche technique

Espace nécessaire : 3m,50 d’ouverture sur 4m de profondeur.
La scénographie est constituée d’un mur d’1m80 de haut sur 1m70 de large.
Un pendrions devra être nécessaire au côté jardin de la scène.

 

Hugues Fellot Alias Maître

Habile maître à jouer, déshabillant les âmes,
Urticant et usant nos habitudes fades
Grand clown réservé, il construit et devient
Un poète qui écrit par nos corps et nos mains
Exprimant avec nous, ses rêves et ses fables
S‘ouvrant en nous ouvrant, et nous rendant capables.

Babeth Chazot alias MOUSSELINE

Madame mousseline lève le petit doigt,
Ouvre sa grande valise, et vous restez sans voix.
Usant de mille mimiques, elle déballe son bestiaire,
Suave elle vous surprend, vous emmène et vous perd
Sous le bois de vos rêves qui poussent entre les siens,
Elle regarde vos cœurs battre dedans ses mains.
Loufoque majestueuse, nimbée de voiles roses,
Indiscutablement, elle pose et en impose.
Nymphe aux rondeurs poudrées, offusquée et gourmande
Elle déclenche le rire, et on en redemande.

Paul Mommessin alias MARCEL FLÊCHE

Même s’il est gigantesque, son âme douce et sensible,
Aime la porcelaine, que c’en est indicible.
Résolu à ranger ou sinon il s’irrite,
C‘est un grand cœur costaud, fort à bras de mérite.
Et sa voix de ténor pourrait vous étonner.
Laissez Marcel Flèche passer, c’est pressé !

Réjane Monod-Ansaldi alias LOUSTE

Linge de corps et poèmes, voilà ce que Louste aime.
Oscillant lentement sa valise, elle promène
Un chargement de rêves, et tragiques et légers,
Son accent, ses vieux mots, sa collection osée.
Tout est à déclamer, à dérouler pour vous !
Et pudeur et désirs sont sans dessus dessous.

Serge Sang alias COCCYX

Comme un pantin de fil de fer dégingandé,
Oscillant sur ses jambes, son bonnet haut perché,
Coccyx recommence, et répète à l’envie
Ces petites rengaines de fakir ahuri.
Yeux mobiles, il s’approche et vous donne un câlin
Xylophone à bretelles muni de grandes mains

Régine Roulié alias ROSALIE CIBLE

Rosalie, chevelue, magicienne épatante
Ose une collection de jeunes femmes affolantes
Soulevant le couvercle de sa ménagerie
Avec des fulgurances, elle déballe ses outils
La peur est en vos yeux, en vos cœurs et sa boite
Intensément vous prend, ses regards vous attrapent
Et vous serez sciés, retournés, ébahis, pétrifiés ahuris des tours de Rosalie

Maude Lallier alias JOZY

Jolie jeune amoureuse, trompette dans la voix
Ouvrant des univers, cantatrice aux grand bras
Zélée, vive et puissante, elle éclate et surprend
Yeux clairs et riboulant, par la force de son chant